Les Carmes
Avant-Première en présence du réalisateur Robin Campillo
Vendredi 30 juin à 19h30
120 BATTEMENTS PAR MINUTE
En partenariat avec Ciclic

120 BATTEMENTS PAR MINUTE

Un. film de Robin Campillo

Début des années 90. Alors que le sida tue depuis près de dix ans, les militants d'Act Up-Paris multiplient les actions pour lutter contre l'indifférence générale. Nouveau venu dans le groupe, Nathan va être bouleversé par la radicalité de Sean.

*Prix et Festivals
festival de cannes : grand prix 2017
festival de cannes : prix FIPRESCI 2017
festival de cannes : queer palm 2017
prix François Chalais : 2017

Ce film, produit par les Films de Pierre, a bénéficié d'une aide à la création de la part de Ciclic, qui accompagne Robin Campillo depuis son premier long métrage puisqu'elle avait également soutenu Les Revenants, qui a inspiré la série à succès diffusée par Canal +.
Des techniciens locaux, plusieurs petits rôles et des figurants ont intégré l'équipe du film, tourné à Orléans, notamment à l'Hôpital de La Source, entre septembre et octobre 2016.

Tarifs habituels du cinéma.

 

 

«120 BATTEMENTS PAR MINUTE» EMBALLE LE FESTIVAL

Robin Campillo fait un triomphe à Cannes avec son histoire du mouvement anti-sida des années 90.

 

Stratégiquement placé en séance officielle le premier samedi, comme l’était l’an passé Toni Erdmann de Maren Ade qui avait déclenché le genre d’épilepsie d’enthousiasme synchrone dont il faut bien avouer seul Cannes détient le secret, 120 battements par minute de Robin Campillo (à qui l’on doit Eastern Boys), en compétition sous bannière française, a obligé la plupart des accrédités presse à essayer de sortir dignement de la salle en épongeant plusieurs paquets de Kleenex. Torrent de larmes ne dit pas bon film mais il se trouve que ce récit au cœur de l’activisme d’Act up à Paris dans les années 90 trouve une distance étonnamment empathique et froide pour embrasser aussi bien la ferveur du groupe que la singularité des individus qui le composent. Et comme pour Toni Erdmann, le film a reçu un triomphe et emballé le festival.

On entre dans 120 battements tel des novices assistant à leur première réunion du groupe : comme on ne s’interrompt pas les uns les autres pendant les débats, au point non d’applaudir mais de claquer des doigts quand on approuve ou d’émettre un sifflement sourd quand on n’est pas d’accord. On est ici dans un mouvement de jeunesse, composé de garçons et de filles lesbiennes, pédés, trans, séropos ou non. Il y a aussi une mère de famille et son fils ado contaminé par transfusion de sang. Mais on est aussi dans le passé, c’est-à-dire avant la circulation des «leaks» et des informations via les réseaux sociaux, avant la levée de mouvements protestataires par Facebook ou envois de mail. Tout est plus difficile, plus caché, plus lent, pour obtenir des résultats transitoires pour un nouveau médicament par un labo, pour mobiliser les médias, pour recruter des militants etc. Le film est donc aussi drapé dans cette histoire ancienne dont on est encore les contemporains au cœur d’une époque qui va vite et souvent oublie tout.

Poches de faux sang

Robin Campillo lui n’oublie rien. Il a été militant Act Up, il en a gardé les vifs souvenirs, les joies saines de l’action d’éclat et la douleur des deuils trop précoces. Comme il l’a dit à la conférence de presse, il a dû un jour habiller sur son lit de mort un «boyfriend» emporté par le sida. Le film procède par grands blocs de prises de paroles dans l’enceinte d’un amphi où les gens ne sont pas forcément sur la même longueur d’onde sur les priorités, les modalités activistes. Qu’est-ce qu’on fait pour être plus efficace ? Etre sérieux, crédible, mesuré ? Ou au contraire, passer la mesure, choquer, réveiller les esprits quitte à leur faire perdre toute contenance ? Un des trucs inventé par Act Up consistait à jeter des poches de faux sang sur des décideurs de labo, des hommes politiques inertes ou trop timorés, des prêtres réacs et homophobes…

On a perdu l’usage de ce modèle de violence qui tâche et ne fait de mal à personne, à moins que la farine et les œufs dont on brocarde les politiques en soient un héritage plus popote. Le temps était à l’urgence, les gens mouraient comme des mouches, et les gays étaient encore vus comme des pestiférés qui ne récoltaient que le revers de la médaille d’un hédonisme minoritaire qui révulsait le grand nombre. Le film évoque bien cette effervescence d’une agora galvanisée par la pression du temps qui manque et par l’humour folle qui parfois fuse quand il s’agit de trouver les bons slogans pour la gay pride : «Des molécules pour qu’on s’encule» ou «Des hémophiles pour qu’on s’enfile». Deux personnages se dégagent peu à peu du groupe en une idylle nouée par le désir et l’angoisse entre le radical Sean (Nahuel Perez Biscayart) et de plus ombrageux Nathan (Arnaud Valois), le premier est malade (il a déjà des symptômes d’un kaposi), le second n’est pas infecté. La montée de sève est aussi une oraison à l’existence injustement ruinée par le silencieux travail de sape du virus que l’écran modélise en particules neigeuses s’agrégeant pour tuer.

Risqué

120 battements par minute a été coécrit par le cinéaste et Philippe Mangeot, qui a été président d’Act Up à la fin des années 90. Rappelons que Robin Campillo est aussi présent à Cannes en tant que co-scénariste de L’Atelier de Laurent Cantet (qui est présenté à Un Certain Regard). Il était co-scénariste et monteur d’Entre les murs du même Cantet, Palme d’or en 2008 et le travail élaboré à l’époque pour rendre sensible les interactions au sein de la salle de classe se retrouve ici dans le jeu du tac au tac auquel se livrent les débatteurs.

Lors de la conférence de presse, le cinéaste a expliqué avoir longtemps hésité avant d’approcher ce sujet qu’il jugeait risqué, et qu’il ne pouvait trahir, ajoutant en guise de commentaire sur l’usage que les nouvelles générations pourraient faire de sa reconstitution passionnée  : «C’est très difficile de créer un mouvement politique, on le voit en France en moment. Il faut que ça devienne une lutte, quand le corps des gens est engagé. C’est difficile de mobiliser les gens en ce moment. Act up c’était très minoritaire, on avait des réunions à 150, 200 toutes les semaines. Ce n’est pas un film pour donner des leçons mais juste rappeler ce que c’était ce rassemblement de gens qui ont formé ensemble un discours, une action, et qui ont mené à des victoires sur le plan politique. J’espère que ce film peut réveiller cet esprit.» 

Didier Péron Libération

 
Mercredi 5 juillet
Le Caire CONFIDENTIEL

Un film de Tarik Saleh

Le Caire, janvier 2011, quelques jours avant le début de la révolution. Une jeune chanteuse est assassinée dans une chambre d’un des grands hôtels de la ville. Noureddine, inspecteur revêche chargé de l’enquête, réalise au fil de ses investigations que les coupables pourraient bien être liés à la garde rapprochée du président Moubarak. 

#Suédois, Allemand, Danois 1h50 VOSTF

Vivement Dimanche!
Dimanche 9 juillet à 18h
LE SOUFFLE AU COEUR
Le ciné-club des Carmélites / Cycle LOUIS MALLE

De Louis Malle

Dijon 1954. Une famille bourgeoise parmi d'autres. Le pere est gynecologue et particulierement absorbe par son travail. La mere est gaie et legere, les trois fils sans histoires. Laurent le plus jeune est particulierement intelligent et souffre de son statut d'adolescent. Atteint d'un souffle au coeur il part en cure avec sa mere. Un tendre marivaudage s'instaure entre eux qui aboutira a l'inceste. #Fr 1h50

 
Séance Débat Rencontre... avec les psycho généalogistes Claude Vieux et Dominique Hélène Waguet
Mercredi 12 juillet à 20h30
CES LIENS INVISIBLES

Un film de Marine Billet

3 quêtes : Afin de ne plus subir leurs vies, 3 personnes partent à la recherche de leurs secrets de famille (transmis de générations en générations par l'inconscient).

Ce film montre qu'il est essentiel de s'approprier sa juste place dans une famille pour trouver sa place dans la société et qu'il est possible, avec les bonnes clés, de reprendre son destin en main. #Fr 50min

Vivement Dimanche!
Dimanche 16 juillet à 18h
CALCUTTA
Le ciné-club des Carmélites / Cycle LOUIS MALLE

De Louis Malle

Il s'agit d'une vision objective de Calcutta, deuxième ville de l'Inde par sa population, à travers ses rues misérables et ses bidonvilles.
La pauvreté de ces quartiers se veut saisissante en comparaison avec les riches anglo-saxons jouant au golf, de l'autre côté du mur... #Fr 1h45 1969 

 
Vivement Dimanche!
Dimanche 23 juillet à 18h
MY DINNER WITH ANDREE
Notre ciné-club/ Cycle LOUIS MALLE

Un film de Louis Malle

Wally est un auteur de théâtre peu fortuné. Ce soir, il a rendez-vous avec André, vieil ami qu'il n'a pas revu depuis des années. Durant leur conversation, Wally avoue que sa vie à New York lui paraît dénuée d'intérêt. André tente alors de le convaincre du contraire... #Fr 1h50 1981

Festival de films à thématique LGBT
29,30 septembre et 1er octobre 2017
8ème édition du Festival D'un bord à l'autre
Organisé par l'association Ciné Mundi

8ème édition du Festival D'un bord à l'autre, festival de films à thématique LGBT du 29,30 septembre et 1er octobre 2017 organisé par l'association Ciné Mundi.
Le programme complet sera disponible fin août sur www.festivaldunbordalautre.com

 

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Grand Froid, petite exploitation climatisée et Grand Méchant Renard (euh, pardon, Loup)…

Quelques axes de réflexions par cette canicule… pas facile, hein ?

Tout d’abord, pour répondre aux personnes qui nous voient comme des dinosaures (on file la métaphore animale), on rappelle que nos salles sont climatisées, et que nous participons à la fête du cinéma… et surtout que le cinéma Les Carmes est un cinéma !

Donc, on avait encore envie de partager notre sentiment sur la période. Comme certains l’ont compris, programmer des films à Orléans n’est pas de tout repos, pour paraphraser une expression bien connue « La programmation est un sport de combat » tendance Art Martial. Avec la canicule, Grand Froid arrive à point nommé… mais les dinosaures ne sont pas en reste !

David VS Goliath… ou Spartacus (c'est selon) et en attendant la sortie du Jeune Karl Marx

Pour dresser le décor. Peut-être le savez-vous ? Un spectre hante notre bonne ville d’Orléans, ce spectre est tout simplement celui de la concurrence et de la position dominante dont certains abusent. Bataille déjà gagnée (ou perdue ?) de la salle de circuit contre la salle indépendante.

Observons les choses avec distance et objectivité. Wonder Woman, Pirates des Caraïbes, La Momie, Les Gardiens de la Galaxie, tous honorables, sont, a priori, sortis sur deux copies (au regard du nombre de séances proposées) en centre-ville. Ils le méritaient sans doute au regard de leur valeur et de leur potentiel chiffré (entendez billetterie, popcorn et autres joyeusetés nanoparticulées… ). Ces films ont mobilisé plus de 25 000 entrées en centre-ville, auxquels s’ajoutent plus de 30 000 en périphérie, sous la même enseigne. Si l’on ajoute à cela près de 20 000 entrées sur Fast and Furious, le cinéma en position dominante (donc pas nous, pour ceux qui suivent) sur l’agglomération d’Orléans avec 90% de parts de marché (pour 24% de part de marché au niveau national) a réalisé sur une période d’un mois et demi, avec 5 films majoritairement américains la moitié des entrées que les Carmes ont réalisé l’année passée.

Soucieux que la meilleure diversité soit proposée aux Orléanais, nous luttions depuis 2013, pour éviter la multiplication des mêmes films en centre-ville, plaidant pour une meilleure répartition des copies de films sur le territoire, même national. Parce que deux copies en centre-ville à Orléans, c’est une copie de moins ailleurs, dans une ville plus petite, dans une zone du territoire considérée comme moins attractive par certains distributeurs, contribuant ainsi à une fracture territoriale et culturelle au sein même du pays.

C’est ainsi que nous vous avons proposé Le Procès du siècle plutôt qu’Aurore, que nous n’avons pas sorti Ce qui nous lie, ni Corporate, et tout autant d’autres films qui avaient toute leur légitimité aux Carmes. C’est ainsi que nous avons obtenu du distributeur que la deuxième copie du Grand Méchant Renard soit à Saran, plutôt qu’en centre-ville.

Et c’est dans ce contexte de tension générale que nous avons obtenu cette très chouette avant-première du film Le Grand Méchant Renard que nous vous conseillons vivement.

 

Mais quelle mouche les a piqués ?

Il y a peu, nous avons appris qu’il y aurait deux copies du film Grand Froid, en centre-ville. Pour le dire poliment, nous ne comprenons pas pourquoi il y a une deuxième copie de cette sympathique comédie avec Jean-Pierre Bacri dont Orléans sera, sans doute, la seule ville de moins de 110 000 habitants à avoir 2 copies à 900m de distance.

On se dit que c’est une façon de grappiller les 10% de parts de marché restantes.

On se dit aussi que notre concurrent travaille comme un prédateur (suite de la métaphore).

On se demande à quelle sauce il va nous manger ?

A quand la prochaine offensive ?

On fatigue… parce que nous n’avons pas les mêmes moyens pour répondre, nous et nos trois salles (climatisées ! On insiste).

Se battre, c’est bien. Mais face à un concurrent qui détient 90% du marché orléanais, qui fait la pluie et le beau temps auprès de vos fournisseurs de films, soit le plus gros opérateur de salles de cinéma en France… tout semble vain !

La bonne nouvelle, chers amis, est la sortie du nouveau film d’Agnès Varda, Visages-Villages et Wallay !

La bonne nouvelle, chers amis, c’est qu’on adore notre cinéma, nos spectateurs, nos films… Il va juste falloir s’accrocher. 

Cinéma
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Orléans
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